|
Page 1 sur 3 Soumah Naby, révélation de ce début de saison, est l'étranger du championnat qui a le plus impressionné, provoquant la convoitise des grandses équipes Européennes. Pourtant, Soumah Naby n'a pas quitté le club en décembre, et serait même prêt à rester quelques années supplémentaires. Il vous en explique les raisons et vous donne un aperçu sur son parcours.
De Zarzouna au CSS Comment as-tu débuté ta carrière et en quelle année tu es arrivé en Tunisie ? J’ai commencé ma carrière en Guinée, au centre de formation de F.C. Gass, c’était le seul club à avoir des talents, avant Fellow Star, Satellite… J’ai été sélectionné en équipe nationale minimes, cadets et junior. Je suis arrivé en Tunisie début 2004, j’ai un frère (Omar Kalabane) qui m’a dit que l’E.S. Hammam Sousse cherchait un milieu offensif. Je suis resté 6 mois à Sousse à m’entraîner au stade olympique mais au final, je ne me suis pas entendu avec eux. Ensuite, les responsables du club de Zarzouna sont venus à Sousse pour chercher des joueurs africains ; Ils ont contacté Abou Koné qui jouait à Bizerte et qui était un ami pour savoir s’il avait quelqu’un à leur proposer. Il leur a dit qu’il y avait un bon joueur guinéen à Sousse qui voulait rentrer chez lui. Koné a donné mon numéro au président de Zarzouna qui m’a appelé. Au début je voulais rentrer chez moi mais il m’a persuadé de venir faire un test chez eux. Je suis donc allé tenter ma chance ; Au début ils n’étaient pas convaincus de mon talent et ils voulaient me libérer. Qu’est ce qui les a faits changer d’avis ? Et la suite de ton parcours t’amenant au CSS ? Entre temps je suis rentré au pays voir la famille et mes amis avec qui j’ai commencé ma carrière, j’ai trouvé qu’ils réussissaient très bien dans leurs équipes. Je suis alors retourné à Zarzouna et j’ai demandé au président de l’équipe de me donner une seconde chance. Les responsables de Zarzouna ont changé et les nouveaux ont décidé de me garder. J’ai donc commencé ma deuxième année avec Zarzouna tout en changeant de poste de milieu de terrain à celui d’attaquant. Dieu m’a donné l’opportunité de devenir le meilleur buteur de la ligue II. Quand j’ai terminé la saison je voulais encore rentrer chez moi ; Je suis allé à Sousse pour dire au revoir à mes amis ; C’est alors que Monsieur Mahmoud Ouertani qui était mon entraineur à Zarzouna m’a appelé pour me dire qu’il avait une offre pour moi. L’offre était de l’USMo mais je ne l’ai pas acceptée, je lui ai dit : si ce n’est pas une offre d’un des 4 grands clubs de Tunisie, ce n’est pas la peine de me le dire. Il m’a alors rappelé après 2 minutes pour me dire que le CSS avait besoin de toi. Après, j’ai un peu réfléchi et Monsieur Baati m’a appelé et m’a convaincu de venir à Sfax. En plus j’avais des amis qui ont joué au CSS et qui y ont réussi leur passage ; J’ai dit pourquoi pas moi aussi ? J’ai ensuite discuté avec le président S. Zahaf, un entretien très encourageant et j’ai directement signé mon contrat. Tu étais attaquant à Zarzouna, tu joues milieu de terrain au CSS, comment as-tu pu t’adapter et quel poste préfères tu ? Beaucoup de gens pensent que je suis un attaquant bien que je suis à l’origine un milieu de terrain, mais vu mes qualités les gens pensent que je peux jouer partout. En Guinée je suis reconnu comme meneur de jeu (10) et en équipe nationale je joue derrière les attaquants (comme deuxième voire troisième attaquant). A Zarzouna ils avaient un manque d’attaquants alors j’ai décidé de jouer en attaque. Je suis donc milieu de terrain de nature et je préfère ce poste plutôt qu’à celui d’attaquant. De la Ligue II à la Coupe de la CAF et l’Equipe Nationale. Est-ce que tu t’attendais à une évolution si rapide ? Quel est le secret ? Pas du tout. Au début j’étais très découragé et je ne pensais qu’à rentrer chez moi, mais j’avais un ami avec qui j’ai joué et qui a eu beaucoup de chance dans sa carrière (il a joué en Europe) et qui m’appelait toujours pour m’encourager. Cela m’a donné beaucoup de courage pour jouer et travailler encore plus. Mais de là à remporter la coupe d’Afrique avec le CSS et de me trouver en sélection guinéenne, je n'y pensais pas du tout. Il n’y a pas de secret à part le travail et la bénédiction de la famille.
|