Quatre finales continentales et arabes en quatre ans. Quatre titres en autant d’années : Le bilan sportif du Club Sfaxien ces dernières années est positif.
Et pourtant, deux semaines après le couronnement africain, le public sfaxien exprime son mécontentement vis-à-vis de la gestion du club. Dans la rubrique ‘miroir du forum’ vous remarquerez le partage du public vis-à-vis de la politique de cession des joueurs.
Deux constats importants et contradictoires :
1/ Le Club Sfaxien ne peut pas se permettre des passages à vide. Avec son statut de ‘Grand’ tunisien, arabe et africain il est condamné à jouer les premiers rôles dans toutes les compétitions. Son public ne lui tolère pas le moindre faux pas. Les médias feront de lui le sujet de tout débat en cas de crise de résultats.
2/ La réalité des comptes et de l’infrastructure du club obligent aujourd’hui le CSS à vendre ses meilleurs éléments pour continuer à vivre.
Dans l’article qui fera le descriptif des actifs du CSS, vous constaterez que la richesse de notre club ne peut être comparée à celle de ses rivaux comme les sud africains de Sundowns, les soudanais du Merrikh, ou même celles de notre voisin espérantiste.. sans parler des égyptiens d’Al Ahly.
Si malgré ce fossé qui nous sépare des grands de l’Afrique notre club réussit à s’en sortir et à s’imposer ; si le bureau directeur actuel n’a plus de preuves à apporter en matière de gestion sportive, nous ne voyons malgré toutes ces réussites toujours pas le bout du tunnel de ces récurrentes crises financières. Notre crainte reste la garantie de la continuité de la réussite indépendamment des noms.
Interrogé sur l’exploit de l’Etoile du Sahel dans la compétition africaine, M. Slah Zahaf a rappelé que M. Jenayah a un grand mérite dans cette réussite pour le travail de fond fait pour son club durant la décennie qu’il a passée à la tête du bureau directeur.
Que laissera alors M. Zahaf au CSS le jour de son départ pour garantir la pérennité du club ?
Dans le dossier que nous ouvrons dans ce numéro, nous traiterons le sujet de financement et des ressources fixes des associations sportives en Tunisie de manière générale et du Club Sfaxien en particulier.
Nous espérons que ce numéro de Boudir ouvre une réflexion large sur le financement des associations sportives et sur des solutions concrètes pour notre club.
Comparons le stade d'El Ahly ou celui du Merrikh � notre petit stade, nous pourrons comprendre pourquoi le CSS n'est pas riche comme les autres. Il faut tout d'abord penser � construire un stade comme El Menzah au moins, m�me si le CSS reste deux ou trois ans sans grands joueurs et sans titres. Par la suite l'argent et les titres arriveront gr�ce au public qui assistera aux matchs du CSS et aux b�n�fices qu'on aura. :-[ :'( :'( :'(