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14-01-2008 |
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Page 1 sur 2 Un match de football oppose une équipe arborant des maillots rayés verticalement à une autre arborant des maillots rayés horizontalement. Cette dernière mène 2-0 à trois minutes de la fin quand un choc très violent mais accidentel oppose son gardien de but à un attaquant adverse. Une ambulance fait son apparition sur le terrain. L’équipe menée au score est elle légitime à quitter le terrain ? Que la première équipe s’appelle le CSS et que la deuxième s’appelle l’EST n’y change rien, c’est un supporter du CSS qui le dit, la désertion ne peut pas effacer la défaite, elle la couvre de honte. C’est heureusement ce que l’on enseigne encore à tous les enfants dans toutes les écoles de football du monde.
Signe du malaise des dirigeants du CSS, ils ont dû avancer pas moins de trois thèses successives, qui se recoupent sur certains points mais qui sont fondamentalement différentes, pour justifier l’injustifiable. A la fin du match, ils ont d’abord mis en cause des prétendues erreurs de l’arbitre Samir Hammemi. Le président du club allant même jusqu’à prononcer un mot malheureux envers l’arbitre et pour lequel il s’est fort heureusement excusé. L’homme en noir n’aurait donc pas sifflé deux ou trois penalties pour le CSS, il n’aurait pas non plus protégé le CSS contre le jeu dangereux. Ses erreurs seraient malintentionnées et s’inscriraient de surcroît dans le cadre d’un crime organisé contre le CSS. Il est toujours facile de crier à la conspiration et il est toujours beaucoup plus difficile de la prouver. Et le fait est que cette thèse n’a pas résisté longtemps à l’examen des images de la télévision. A fortiori, lorsque Salheddine Zahaf a eu deux heures pour s’expliquer sur les raisons du retrait du CSS dans l’émission « Belmakchouf », dont la liberté de ton fait beaucoup plus pour faire avancer l’impartialité de l’arbitrage que n’importe quelle protestation maladroite, il n’a pu formuler aucun reproche à l’encontre de Samir Hammemi.
Le soir du match, nous avons eu droit à une deuxième version. Imed Mseddi est apparu à l’écran d’Al Ahad Riadhi pour expliquer que le CSS ne s’était pas retiré mais que c’est l’arbitre qui a arrêté le match. Franchement, de qui se moque-t-on ?
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