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Merci, chers et jeunes amis, de m'avoir fait l'honneur de ce premier éditorial et donné l'opportunité de vous parler de ce que j'aime tant.
Si aux jeunes que vous êtes je devais parler du CSS, je dirais tout simplement qu'il s'appelait " Club Tunisien ", appellation qui se passe de commentaires pour un club créé sous le Protectorat : patriote il fut conçu et nationaliste il demeure. Je dirais qu'il est à l'image de la ville qu'il représente, Sfax la ville de toutes les luttes, jamais favorisée, mais qui a toujours su surmonter bien des difficultés qui veulent s'imposer comme une fatalité. La nature souvent ne lui fut pas clémente et des préjugés ineptes la pénalisent encore injustement et lui collent à la peau.
Comment s'en est-elle relativement bien sortie ? Tout simplement en étant à l'image de son constant symbole, sa divine mamelle : l'olivier, majestueux et serein, tenace et généreux. Cet " arbre béni " souvent parti de peu, d'une souche, étale ses racines et va chercher loin, en surface et jusque dans les profondeurs l'eau, source de vie. Quand survient la sécheresse, il puise dans ses réserves, survit et puis revit. On peut, par inconscience ou envie, tenter de l'arracher ; il resterait toujours en terre le providentiel fragment de souche qui, aussi fort qu'une résistance, suffit à le faire renaître, encore plus vigoureux et plus
jeune qu'avant.
C'est un peu votre histoire, Jeunesse du CSS. Vous faites aujourd'hui la force et la fierté de ce Club étincelant qui fut hier encore hâtivement jugé défait, fini et classé. Le voilà de nouveau percutant et loquace. Vous voilà vite sortis du silence auquel on vous voyait pour longtemps destinés.
Vous appartenez au Club incontestablement le plus innovateur de tous, qui a toujours donné le meilleur de lui-même, pour le bonheur du sport tunisien et au service de notre merveilleux pays. Il aurait pu offrir bien plus, et bien plus de bonheur à ses propres enfants, si seulement le mérite était le maître des critères… . Ce Club que vous aimez demeure en tout état de cause le très bel exemple dont vous pouvez être fiers et dont vous devez parler.
Exprimez vous maintenant sans complexes et dites haut et fort ce que vous avez à dire, mais ne le faites pas n'importe comment et ne dites jamais " n'importe quoi ".
Bon courage et bonne chance à toute la famille du CSS et à son dernier né : " Boudir ", ce magazine nouveau, espace d'expression ouvert aux jeunes talents qui en veulent et qui y croient.
Dr Mohamed ALOULOU. (Ancien Président du CSS).
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