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Interview Anis Boujelbène
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Capitaine héroïque du CSS, sur et en
dehors du terrain, Anis Boujelbène s'est livré sans retenue, répondant à
toutes les questions formulées par nos forumiens sur CSSfaxien.com. Il est
revenu notamment sur cette extraordinaire saison qu’il nous a fait vivre avec
ses coéquipiers ainsi que sur son souhait de quitter le CSS à l’issue de la
finale de CLA.
C’est pourquoi, au nom de l'équipe du
Boudir, de CSSfaxien.com et de tous les supporters qui ont posé leurs
questions, nous tenons à remercier ici Anis pour son entière disponibilité,
le temps qu'il nous a consacré ainsi que sa franchise dans ses réponses.
Anis : un grand capitaine qui trace une grande carrière
Boudir : Comment as-tu débuté le football ?
AB
: C'est au club de Badr El Ain, le club de mon quartier, que j'ai commencé mes premiers entraînements en football en 90 sans signer aucune licence. Ça n'a durée que quelques
mois avant d'intégrer les minimes du CSS en 91 pour signer ma première licence. Je suis passé par les différentes catégories et par plusieurs entraîneurs très compétents comme Riadh Mkawar, que je considère un père et avec qui je maintiens jusqu'aujourd'hui de très bonnes relations et Wali. J'ai eu la chance d'être
sélectionné avec les juniors, les olympiques et les seniors aussi. Mon dernier stage en équipe nationale date de juillet 2003 en Suisse.
Boudir Plusieurs ne savent pas qu'Anis Boujelbène a débuté en poste d'arrière droit et libero. Comment as-tu changé de poste ?
AB : Exact. Dans les catégories jeunes j'ai joué arrière droit défenseur central et pivot. Lorsque je suis passé aux seniors je jouais arrière droit. Hatem Trabelsi était meneur en ce moment. C'est l'entraîneur Hbib Mejri qui m'a demandé de jouer pivot. Avec Krautzen, j'ai continué à jouer au même poste.
Boudir : Quels sont les facteurs clés de ta distinction durant les dernières saisons ?
AB : Ma réussite est liée avec celle de toute l'équipe. Il est vrai qu'il n'est pas facile de réussir et de remporter des titres avec une équipe très jeune. Le facteur le plus important, c'est l'ambiance au sein du groupe. Qu'on soit sur le terrain ou sur le banc, tout le monde a le même objectif : c'est réussir. Ces jeunes, même s'ils n'ont pas encore acquis une grande expérience sont passés aux seniors avec la culture de la victoire et des titres. D'autre part, Naceur Bedoui fait un grand travail également, il connaît bien les joueurs. Le président du club est également très proche des joueurs,
nous le considérons comme un grand frère. Un autre facteur non moins important est le travail physique fait par le staff. Il nous a permis de suivre un rythme très dur durant la saison.
Boudir : Concrètement, le capitaine de l'équipe joue-t-il un rôle important sur le terrain, à l'entraînement et ailleurs ?
AB : Oui le rôle du capitaine d'équipe est important. Sur le terrain, il place les joueurs et les guide. Mais il a surtout un rôle important à l'extérieur : il s'agit d'abord de rapprocher les joueurs et de créer une bonne ambiance de groupe, d'intégrer les nouvelles recrues et les jeunes qui passent en senior. Le capitaine a aussi un rôle important pour encadrer les jeunes. Un jeune joueur passe généralement par une période délicate lorsqu'il s'impose en senior : il a toujours un risque de passer à coté d'une grande carrière s'il n'est pas bien conseillé. Et c'est là que le capitaine ainsi que les
joueurs expérimentés comme Jawachi ou Sefi interviennent : nous leur donnons quelques conseils pour optimiser leur carrière, nous leur parlons d'exemples : ceux qui ont pu réussir comme Hatem et ceux qui ont échoué malgré leur talent. Bedoui, Sami Trabelsi et d'autres m'ont beaucoup aidé lorsque je suis arrivé en senior, j'essaie de faire de même avec ces jeunes. L'autre rôle du capitaine, c'est constituer un trait d'union entre les joueurs et le BD : faire passer les messages, notamment s'il y a un malaise ou un problème financier.
Boudir : Nous remarquons qu'en tant que capitaine d'équipe, tu n'interviens pas sur le terrain avec les arbitres pour défendre les intérêts de ton équipe, exemple : suite au but refusé de Mrabet face à l'EST nous n'avons remarqué aucune réaction de ta part. Est-ce des consignes des dirigeants ou du staff technique ?
AB : Ces protestations ne servent absolument à rien. D'une part, je ne risque pas de changer la décision de l'arbitre. D'autre part, en allant protester, mes coéquipiers vont me suivre et c'est toute une équipe qui perd sa concentration. Il faut absolument rester calme durant tout le match, et ne se laisser influencer par aucun facteur.
Boudir : En senior, tu as fréquenté deux générations de joueurs. Est-ce que tu sens un changement dans la mentalité (discipline, motivation, etc.) ?
AB : La différence est grande. Nous avions de grands noms dans l'équipe comme Sami Trabelsi, Soufiène Feki et Skander Souayah, mais nous n'avons pas remporté beaucoup de titres. Actuellement, il n'y a pas de stars dans l'équipe mais l'ambiance est toute autre. Les joueurs de cette génération se connaissent bien depuis les catégories des jeunes. Je te donne un exemple similaire : actuellement nous n'avons peut être pas la meilleure équipe nationale en terme de noms si on se compare à d'autres sélections africaines, nous avons pourtant remporté la coupe d'Afrique ; ceci étant grâce à l'ambiance excellente
qui règne au sein du groupe. Je pense donc que l'ambiance est plus importante de que les noms.
Boudir : Est-ce que nous comprenons qu'il y avait des clans à cette époque ?
AB : Non, je ne dirai pas des clans, mais l'ambiance n'était pas la même.
Boudir : Quel est l'entraîneur qui t'as le plus marqué dans ta carrière espoir et senior ?
AB : Plusieurs entraîneurs m'ont marqué, comme Fathi Dargaa qui a cru en moi, comme Hédi Wali. Dr Mkawar m'a toujours soutenu également et m'a donné confiance en moi. Le 1er entraîneur qui m'a donné l'occasion en senior est Habib Mejri. Avec Krautzen, j'ai gardé ma place de titulaire.
Boudir : Tu as eu l'occasion de connaître plusieurs dirigeants durant ta carrière. Lequel vous semble réussir d'avantage dans cette tâche ?
AB : Mr Zahaf je le connais depuis mon jeune âge, avant même qu'il n'intègre le bureau directeur. Il m'a toujours soutenu et donné des conseils.
Boudir : Quels sont tes plus beaux souvenirs ?
AB : La réussite dans les études reste toujours un beau souvenir. Dans ma carrière de sportif, ce sont tous les titres que j'ai remportés.
Boudir : Parmi ces titres, il y en a certainement un qui a un goût spécial.
AB : Sans doute la coupe Arabe de l'année dernière. Cette coupe est venue après une année très difficile. Nous n'avions pas droit à l'erreur. C'était un titre d'une extrême importance pour l'équipe et les joueurs.
Boudir : Ton pire souvenir ?
AB : La finale de la coupe de Tunisie face au Club Africain. On avait une très bonne équipe, on était les favoris. La ½ finale contre Hamam Lif à Sfax était un très mauvais souvenir aussi. On avait la chance d'inaugurer le nouveau stade de Rades. C'était une défaite bête à mon avis.
Boudir : Quelle est la plus grande
erreur que tu ais faite lors de ta carrière ?
AB : Dieu merci je n'ai pas fait de grosses erreurs ni dans ma carrière ni sur le terrain. Je peux considérer que le fait de penser à quitter le CSS pour une autre équipe en Tunisie est la plus grave erreur. Je n'ai pas quitté mon club certes, mais le fait d'y avoir pensé est une erreur en soi. Je suis supporter
de ce club avant tout, j'ai eu la chance d'y jouer et d'en devenir le capitaine. C'est une grande chance pour moi.
Boudir : Penses tu que tu es bien payé par rapport à ce que tu donnes ?
AB : Non, pas spécialement. Je suis passé par de mauvaises périodes au CSS, lors de la crise financière du club, j'étais là. Plusieurs joueurs ont choisi de partir, j'ai choisi de rester. J'ai beaucoup sacrifié pour ce club. N'oublie pas aussi qu'un joueur professionnel sacrifie beaucoup de choses pour réussir sa carrière. Le nombre de matchs joués par un joueur titulaire dans la saison actuelle est très important. Je ne prends pas du CSS plus que je ne mérite.
Boudir : Meilleur pivot en Tunisie selon toi ?
AB : Je pense que Jawhar Mnari est le meilleur pivot en Tunisie. Hammi est le pivot avec qui je suis le plus à l'aise. Dans le futur, Mrabet sera l'un des meilleurs. J'espère qu'il aura sa chance. Bargaoui est également une valeur sûre.
Equipe A et la saison footballistique
Boudir : Peut on avoir un petit résumé de la saison vue par Anis Boujelbene?
AB : Nous avons commencé le championnat en force, un parcours
intéressant en coupe Arabe. Après avoir remporté la coupe de Tunisie en novembre, le rendement a baissé et il y'a eu quelques contre performances. La défaite de Béja en coupe était le match qui nous a secoué, et je pense
qu'elle nous a été très utile pour la suite de la compétition. Je pense que la saison a été exceptionnelle vu
la jeunesse de effectif. Ces joueurs ont un grand avenir.
Boudir : Ou se situe les plus
apportés par Mr Decastel ?
AB : Mr Decastel a su préserver avant
tout la bonne ambiance qui régnait au sein du groupe du temps de Mr Mrad
Mahjoub. Par contre, il est en plus fort tactiquement et sait choisir son staff.
Je trouve que c'est un entraîneur complet, sans doute l'un des meilleurs coachs
que j'ai croisés.
Boudir : Que penses- tu de Gumemdia ? Comment imagines-tu son avenir?
AB : Hayekel est un joueur rapide, très
bon techniquement. Il peut faire la différence à tout moment. Il est le
meilleur buteur deux ans de suite. J'ai prédit par le passé une grande
carrière internationale pour Hatem. Je pense que Haykel fera aussi une grande
carrière en Europe.
Boudir
: A ton avis, qui a été le meilleur joueur tunisien cette saison?
AB : Haykel Gumemdia. Pape Malic et
Wissem Abdi sont d'excellents joueurs. Ils étaient tous les deux constants
durant la saison et ont joué presque tous les matchs. Ils ont donné un
équilibre important respectivement au milieu et à la défense.
Boudir : La saison prochaine, le CSS
va découvrir la Champion's League Africaine. Possède-t-on les moyens
nécessaires pour remporter cette compétition ?
AB : Il est difficile de faire un tel
jugement aujourd'hui. On peut dire qu'on a le niveau pour affronter les plus
grandes équipes africaines, qu'on possède maintenant une bonne expérience du
haut niveau. On a des chances de remporter ce titre, mais il faut y aller étape
par étape.
Centre formation
Boudir : En tant que capitaine de
l'équipe senior, est-ce qu'il t'arrive de visiter le centre de formation ?
AB : Oui. Je le visite de temps en temps.
Boudir : Parle nous des conditions. Comment tu les trouves ?
AB : Les conditions ne sont pas
excellentes mais pas catastrophiques non plus. Les jeunes y trouvent le
nécessaire : des entraîneurs qualifiés, des ballons, des équipements ainsi
que des repas.
Boudir : Mais il faut des terrains aussi.
AB : Certes, mais il faut voir en même
temps que les seniors n'ont pas toujours accès à de bons terrains
d'entraînement. Il faut considérer le CSS en tant qu'association sportive. Il
y'a quelques années, les seniors n'étaient même pas payés. Je sais que si
l'on se compare aux autres grandes équipes, nous ne possédons pas 4 ou 5
terrains d'entraînement dans le complexe ni hôtel non plus. Toutefois, par
rapport aux autres équipe, les jeunes trouvent le strict minimum quoi que
j'estime qu' un plus grand investissement au profit des jeunes n'est pas de
refus.
Boudir : Comme tu viens de le dire,
les conditions d'entraînement du centre de formation ne sont pas excellentes,
comparées aux autres grandes équipes. Pourtant, il y a eu toute une
génération issue de ce centre qui a su s'imposer ces deux dernières années
et remporter des titres. Comment expliquer cette contradiction ?
AB : Premièrement, c'est la valeur des cadres. Ce sont des gens très compétents qui forment les jeunes avec des méthodes scientifiques. A cela, il faut ajouter la qualité technique de ces joueurs. Quand on a des joueurs doués, le travail de formation est plus facile. En plus, ces joueurs sont passés à l'équipe A en même temps, donc ils n'ont pas trouvé de réels problèmes d'intégration.
Boudir : Tu es parmi les rares joueurs qui sont passés par les différentes sélections nationales dans les catégories jeunes, et qui ont réussi à trouver une place de titulaire en senior. Pourquoi les autres ont-ils échoué ?
AB : Lorsqu'ils sont arrivés en senior,
ils n'ont pas évolué. En foot, on apprend tous les jours et on évolue tout le
temps. Et si on ne progresse pas, on stagne et on finit par se faire dépasser.
Il y a des joueurs qui ont fini leur carrière avant de l'avoir commencé.
Il y a aussi le facteur chance qui est important dans la carrière d'un joueur.
Mon cousin (l'autre Anis Boujelbène) a de grandes qualités techniques, mais
les blessures musculaires lui ont joué un mauvais tour. Anis Moalla était
aussi un très bon joueur, mais il a énormément joué malchance.
Boudir Quels sont justement les joueurs avec qui tu as joué dans les catégories des jeunes et qui auraient pu avoir une place en équipe senior ?
AB : Il y en a plusieurs : Anis Moalla, Anis mon cousin, Ben Moussa, Tarak Séfi, Walid Chaabane, Ahmed Guirat, Ahmed Jerbi …
Boudir : Selon toi, quels sont les joueurs espoirs qui peuvent décrocher leur place de titulaires l'année prochaine au CSS ?
AB : Aymen ben amor et Hichem Khcherem.
Boudir : Qu'est ce qui doit s'améliorer au CSS à ton avis (sur tous les plans: sportif, infrastructure, direction, entraînement, personnel, philosophie du club...)?
AB : L'infrastructure n'est pas digne
d'un grand club comme le CSS qui se doit d'avoir un vrai grand complexe doté de
nombreux terrains d'entraînement. Des ressources fixes (comme un hôtel) sont
aussi à garantir.
Espérons que le CSS arrive à financer ces projets ambitieux avec la recette de
la vente de son ancien local et les montants des transferts de certains joueurs
lors de cette intersaison.
Transferts
Boudir : Tu as annoncé que tu quittes le club fin de cette saison. Quelle destination ?
AB : Il y a eu un accord avec le bureau
directeur pour quitter le CSS à la fin de cette saison. J'ai
reçu plusieurs offres. Je ne peux divulguer que les propositions officielles
qui ont émané d'un club du Qatar, du Wihda Saoudien et d'une équipe turque.
Boudir : Un départ pour le Golfe ne serait-il pas un manque d'ambition ? Serait-il pour des raisons matérielles ?
AB : Au CSS, j'ai tout donné, et je ne
peux plus rien rajouter. Il est temps pour moi de changer d'air et surtout de
penser à mon avenir. Il ne faut pas oublier qu'une saison au Golfe peut
rapporter à un joueur l'équivalent de ce qu'il gagne sur toute une carrière.
En plus, il y a maintenant d'autres jeunes joueurs qui n'attendent que
l'opportunité pour prouver tout leur talent. Il est temps de céder la place
aux autres.
Les supporters me posent la question : pourquoi tu pars ? Je leur réponds : et
pourquoi je reste ? Je ne peux plus évoluer.
Boudir : Il y a pourtant une bonne raison pour rester : la CL Africaine. Si tu remportes ce titre tu seras le capitaine le plus titré au CSS avec à ton actif tous les titres possibles pour un joueur. N'est ce pas un challenge plus intéressant que d'aller au Golfe?
AB : J'ai déjà remporté une
compétition africaine qui est la CAF. Il est vrai qu'elle ne vaut pas la
Champion's League mais il faut pas oublier que cette dernière se joue sur deux
ans. Je ne peux rien garantir à cet âge et je ne suis pas sûr de rester une
2ème année au CSS même si je rempile pour l'année prochaine.
Au CSS, il y a toujours des remplaçants de haut niveau. Le départ de Tayeb,
Ndye et Fadhel n'a pas pesé sur le groupe. Je suis sûr que ce sera le cas pour
l'année prochaine.
Boudir : Qui peut te remplacer au
CSS en cas de départ ?
AB : Bargaoui qui attend toujours une
vraie chance et Mrabet qui est par contre un joueur confirmé. Jamel Khcherem a
aussi de bonnes qualités et peut être un bon relayeur.
Boudir : A ton avis, qui peut prendre la relève du capitanat du CSS en cas de départ ?
AB : Probablement Jawachi. Il a une bonne expérience. Ou alors Sefi s'il reste. C'est un joueur expérimenté. Sinon Merdassi peut être aussi un grand capitaine à mon avis.
Boudir : Revenons au mercato de la saison dernière. Quelle est la vraie histoire de Boujelbène avec l'Etoile lors de l'été dernier?
AB : J'étais en fin de contrat avec le
CSS. Il y a eu un malentendu avec le comité. L'étoile m'a contacté. Je suis
allé à Sousse, j'ai rencontré Mr Jenayah et j'avoue que j'ai failli signer
pour l'étoile. Le malentendu s'est dissipé et j'ai fini par rester au CSS.
Boudir : Si un club tunisien, autre que le CSS, te
faisait une offre alléchante l'accepterais- tu?
AB : J'ai déjà reçu de bonnes offres, mais il est impossible de signer pour une autre équipe que le CSS en Tunisie. On ne refait pas la même erreur deux fois. Le CSS est la meilleure équipe en Tunisie, si je la quitte, c'est pour jouer dans une
meilleure équipe.
Equipe Nationale
Boudir : Dans le 1er numéro du Boudir, Hatem Trabelsi a affirmé qu'Anis Boujelbène est victime d'une injustice. Qu'est ce que tu en penses ?
AB : Le sélectionneur national est libre
dans ses choix. Il nous suit et nous connaît très bien. A part Mnari, les autres pivots jouent en Europe et donc dans un championnat de meilleur niveau. On sait que Lemerre préfère convoquer des joueurs évoluant en Europe, même s'ils ne sont pas titulaires. Ce sont ses choix, je les respecte et je n'ai pas de commentaires à faire là-dessus.
Boudir : L'Equipe Nationale fait-elle encore partie de tes objectifs ?
AB : Que je parte au Golfe ou que je
reste au CSS, je ne pense pas qu'intégrer l'Equipe Nationale est réalisable.
Je tiens à préciser que je me réjouirai d'une convocation avec la sélection.
Toutefois, quand je ne suis pas convoqué, la vie continue sans que ceci
n'influe ni sur mon rendement ni sur ma concentration.
Ceci ne m'empêche pas de suivre l'Equipe Nationale et d'être content pour eux
quand ils gagent, que j'y sois ou pas.
Boudir : Quels sont les joueurs du CSS qui méritent une convocation ?
AB : Sincèrement, les joueurs qui
méritent d'être selectionnés l'ont été. Je souhaite une future convocation
pour Jawachi et Gharbi.
Boudir : Comment prévois-tu l'avenir des joueurs sélectionnés en équipe nationale et olympique : Gumemdia, Abdi, Haj Masoud , Kadri et les deux Ben Amor ?
AB : Je pense que Abdi est parmi les meilleurs défenseurs, il est capable de tracer une grande carrière en Europe. Pareil pour Hadj Massoud, ça sera le futur latéral droit tunisien après Hatem. Gumemdia n'en parlons pas. Les autres doivent encore prouver et confirmer tout le bien qu'on pense d'eux. Ils ont de bonnes qualités techniques, ils
ils doivent faire leur preuve avec le CSS avant tout.
Supporters et divers
Boudir : Est ce que t'as lu le premier Boudir?
AB : On m'en a beaucoup parlé, mais j'avoue que je ne l'ai pas eu entre les mains. On me parle beaucoup du site CSSfaxien.com aussi, notamment ces derniers temps. J'avoue que je ne suis pas un grand internaute.
Boudir : A quel âge tu as porté ton premier vrai boudir ?
AB : En 90, avant ma première année au CSS.
Boudir : Est ce qu'une carrière
d'entraîneur, après celle de joueur, te tente?
AB : Oui. Je suis professeur d'éducation
physique, titulaire d'un diplôme de 3eme degré. J'espère entamer et réussir
une carrière d'entraîneur après la fin de ma carrière. Il faut dire que mon
rôle de capitaine d'équipe actuellement m'aide pour acquérir une bonne
expérience et apprendre à diriger un groupe.
Boudir : Est ce que tu es déjà allé en salle pour regarder les matchs du CSS en volley?
AB : Oui j'y vais de temps en temps lorsque l'occasion le permet. Je connais presque tous les joueurs. Ce sont des amis.
Boudir : Un championnat féminin a débuté cette année en Tunisie. Que penses tu de cette initiative ?
AB : L'idée est bonne. J'ai suivi
quelques rencontres et je peux dire qu'il y a eu des bonnes prestations. Avec le
temps, le niveau s'améliorera. Il est vrai que les joueuses rencontrent des
problèmes pour s'entraîner mais des solutions seront sûrement trouvées dans
le futur.
Boudir : Quel message voudrais-tu adresser aux supporters du CSS en cas de départ ?
AB : Il faut rester fidèle à l'équipe,
la suivre partout et toujours, aussi bien lors des moments de joie que de
difficulté. Autre chose, il faut être patient avec les enfants du club.
Les supporters ont participé à notre succès, ils nous ont soutenus partout,
je les en remercie.
Je remercie aussi les supporters qui veillent au site CSSfaxien.com qui joue un
rôle important pour informer les fans du club et les rapprocher, qu'ils soient
en Tunisie ou à l'étranger.
Pour finir, je tiens à rappeler que je suis l'enfant du club, que le CSS reste
dans mon cœur et que je continuerai à suivre son actualité quelque soit ma
prochaine destination.
Interviewé par Walid CHAABOUNI
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