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Veni Vedi Vici : les " Jules " de nos équipes senior de volley-ball
et de football ont empoché tous les " césars ".
Pensez-y : leur récolte commune de cette année a rapporté au Club Sportif
Sfaxien deux championnats, deux coupes, une coupe arabe et une coupe d'Afrique,
le meilleur restant à venir avec une finale de coupe arabe à gagner par les
footballeurs et une prestigieuse participation à la coupe du monde des clubs
pour les volleyeurs. Si on y ajoute la collecte de nos basketteuses et de nos
volleyeuses, la récolte est tout simplement impressionnante.
Nous ne pouvons qu'être fiers de ces jeunes qui nous ont fait vibrer. Nous
ne pouvons que saluer leur dévouement et leur amour du club. Nous ne pouvons
qu'admirer leur constance et leur détermination même dans les moments
difficiles et malgré les obstacles, car des moments difficiles et des obstacles
il y en a eu.
Quand une frange du public les a abandonnés, ils ont été conformes à
leurs valeurs et ont su faire l'unanimité. Quand l'incertitude planait, ils ont
su garder les pieds sur terre et honorer le maillot qu'ils portaient.
Nous leur devons tant. Nous leurs devons d'avoir su redorer le blason d'une
équipe qui se mortifiait voilà deux saisons suée par des querelles internes
et laminée par des problèmes financiers. Nous leurs devons de nous avoir
montré que le travail, la discipline et la volonté pouvaient repousser tous
les assauts.
Alors remercions-les. Oublions un instant nos aspirations personnelles et nos
différends et portons les vers les sommets arabes et africains. Les échéances
qui nous attendent sont plus difficiles que ce que nous avons déjà réalisé.
Elles exigeront une cohésion sans faille et une entente parfaite. Faisons que
toutes les forces vives de ce club puissent être utilisées à bon escient.
Drôle de discours pour un club qui a tout raflé. Mais nous vous lançons
cet appel car nous ne voulons plus d'une famille disloquée. Nous vous lançons
cet appel car nous savons tout le bonheur que nous avons vécu cette année et
que nous ne voulons plus des égarements du passé.
Equipe du Magazine
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