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Ainsi, sauf imprévu, le CSS ne remportera pas cette année son huitième titre
de champion de Tunisie. Une série de huit victoires consécutives et une place
de leader à mi-parcours a préservé un temps l'espoir, mais on ne peut pas
gagner le championnat quand on ne bat pas ses adversaires directs. L'équipe
nationale, elle non plus, n'a pas conservé sont titre de Champion d'Afrique des
Nations. Considéré comme l'un des grands favoris de la compétition, elle n'a
franchi qu'un tour, comme l'autre grand favori camerounais.
Dès lors, chacun peut s'interroger sur les raisons de cette double
déception. Dans un cas comme dans l'autre, personne ne saurait remettre en
cause le travail de l'encadrement technique ni le rendement des joueurs. Roger
Lemerre et son groupe nous ont tellement fait plaisir ces deux dernières
années qu'une séance de tirs aux buts manquée ne nous empêchera pas de
rêver à une possible qualification au deuxième tour de la Coupe du Monde en
Allemagne. Le CSS de cette année a laissé partir deux de ses éléments clefs
à la fin de l'exercice précédent, il n'a peut être pas su les remplacer, ce
qui n'est jamais une tache aisée, mais le groupe de Decastel est toujours une
valeur sûre de notre championnat. Et il est suffisamment armé pour relever les
prochains défis de la Ligue des Champions, ce qui reste l'objectif annoncé de
la saison.
Une frange des supporters continue pourtant à verser dans le simplisme et le
manque de discernement. Elle n'hésite pas à brûler aujourd'hui ce qu'elle a
aimé hier. Elle pense qu'il est toujours préférable de détruire avant de
construire. Si on ne peut empêcher personne d'exprimer son mécontentement, on
doit lui rappeler que l'expérience a montré que cette politique est vouée à
l'échec. Généralement, elle transforme un édifice en un éternel champ de
ruine. Une autre frange s'est exprimée avec force pendant le passage à vide
qu'a traversé le club. Elle sait combien le travail, la discipline et la
continuité sportive sont importants pour garantir le résultat. Elle sait
surtout que la victoire est belle parce que la défaite est toujours possible et
qu'il n'est pas possible de tout gagner, tout le temps.
Ce troisième numéro de Boudir revient sur la vie de notre club et consacre
deux joueurs qui ont fait depuis longtemps l'unanimité au CSS. L'un est
toujours en activité, l'autre a arrêté depuis longtemps. Hatem Trabelsi et
Hammadi Agrebi occupent tous les deux une place à part dans le cœur de chaque
supporter.
Equipe du Magazine
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