|
Comment réécrire l'histoire sans y mettre les moyens? L'année
2005 semblait marquer le point de départ du renouveau du volley-ball
Sfaxien. Le CSS a réussi en l'espace de deux mois à s'octroyer tous
les titres possibles : championnat, coupe et coupe d'Afrique. Cette
exceptionnelle moisson a donné un immense espoir à tout le public du
CSS de voir son club renouer avec les titres nationaux et continentaux
en instaurant une suprématie sur le volley tunisien et africain, comme
à l'époque des Mhiri, Boussarsar et consort.
Tous les atouts étaient
présents pour faire en sorte que cette équipe entre définitivement
dans l'histoire avec la présence de cinq internationaux : Sallemi,
Touerghi, Trabelsi, Karamosly et Belaid, même si ce dernier a décidé
de s'expatrier de l'autre coté de la méditerranée pour rejoindre la
seconde division du championnat italien, le meilleur au monde.
Le public noir et blanc ne s'est pas inquiété après ce départ
puisqu'un autre international, Bilel Ben Hassine, posa ses bagages à
Sfax. Ce jeune joueur international tunisien depuis plusieurs années
apportera à l'équipe sa présence au block et son expérience au poste
de central.
Un début de saison
catastrophique
Ainsi en début de saison et
malgré quelques rumeurs faisant état de retards de paiement de nos
joueurs, le public du CSS était serein sur la valeur de son équipe.
Malheureusement ces rumeurs étaient fondées et nos volleyeurs ont
décidé de ne plus faire partie de l'équipe avant de recevoir leurs
salaires. Ainsi le 14 octobre pour la 1ère journée de championnat
2005-2006, le staff technique ne trouva que 4 joueurs seniors,
réservistes l'année dernière : Mhiri, Loukil, Gargouri et Smaoui à
qui ils rajoutèrent 3 joueurs issus des catégories inférieures.
Zarkovic se présenta donc à la salle de Carthage avec 6 joueurs et un
libéro, c'est-à-dire sans aucun remplaçant, il n'a rien pu changer à
son dispositif lors de la rencontre qui s'est logiquement terminée par
la victoire de l'US Carthage malgré une belle bataille livrée par
notre équipe " B " voir " C ".
Les joueurs ne sont pas à blâmer, loin de là, puisque malgré leur
jeunesse, ils se sont battus de belle manière surpassant blessures et
douleurs, car comme nous l'avons déjà signalé, nous n'avions pas de
remplaçants et surtout malgré les hurlements et le mauvais
comportement de l'entraîneur du CSS qui était déchaîné et qui a
fini par se frotter aux dirigeants de l'US Carthage qui ont voulu
défendre nos jeunes joueurs.
Ce qui s'est passé à Carthage est inadmissible et inexplicable :
qu'ont voulu faire nos dirigeants ? Donner une leçon à nos volleyeurs
en leur montrant que nous étions capables de gagner sans eux ? Se
lancer dans un bras de fer pour quelques milliers de dinars alors que le
club a clôturé son exercice par un excèdent record ? Perdu.
Il est inacceptable, pour nous supporters du CSS, de voir la section
volley partir en miettes, délaissée par nos dirigeants. N'ayons pas la
mémoire courte et souvenons nous de l'importance du volley-ball dans la
région de Sfax et de toutes les joies que nous a procuré cette section
depuis plusieurs décennies. Le temps est venu de donner plus
d'attention à cette section qui a connu des moments difficiles l'année
dernière remontés in extremis, ne nous laissons pas aller et atteindre
ainsi le point de non retour. La situation est préoccupante mais pas
encore catastrophique puisque avec l'effectif actuel et une reprise
sérieuse du travail, les résultats suivront rapidement. Il faudrait
pour cela sortir de l'impasse, ce qui semble prendre plus de temps que
prévu. En effet, après le match de Carthage, les pourparlers ont
repris et permis le retour de Sallemi, blessé, Touerghi et Trabelsi,
mais pas celui de Karamosly l'attaquant de pointe du CSS et canonnier de
l'équipe. Il était retissent à re-signer car il a perdu confiance en
ses dirigeants, les journaux l'ont même annoncé en France pour une
expérience internationale. Rajoutons à cela les délais de mise en
place des papiers de Ben Hassine et du nouvel étranger croate,
l'équipe s'est retrouvée démunis et a enchaîné les mauvais
résultats. Ainsi après 4 matchs, le CSS en était à sa 3ème défaite
(Face au CO Kelibia, la Saydia et Carthage).
Indiscutablement notre groupe est qualitativement et quantitativement le
plus fort cette année, espérons que les résultats suivent et pour
cela la bonne ambiance doit revenir dans le groupe et la confiance doit
régner entre les joueurs et leurs dirigeants. La situation semble
évoluer dans le bon sens puisque la moisson de titres a repris avec
l'obtention de la supercoupe de Tunisie aux dépends du COK, l'équipe
la plus en forme du début de saison, qui a dû s'inquiéter de voir le
CSS retrouver son réel niveau.
Malheureusement après ce départ catastrophique, l'équipe n'a pas pu
renverser la situation et devra jouer le play out parallèlement à le
coupe d'Afrique : quel gâchis.
Et les filles dans tout ca
La
section volley chez les filles, est toujours aussi performante avec un
triomphe lors de cette même compétition de supercoupe obtenu face au
Hilal sur le score de 3 sets à 0. Mais malheureusement les mauvais
résultats chez les garçons ont déteint sur les filles qui se sont
fait éliminées en coupe de Tunisie de manière prématurée mais on
peut compter sur elles pour se rattraper et reprendre leur moisson de
titres comme elles nous ont habitué.
Ainsi nos volleyeuses et
volleyeurs nous ont rappelé leur rôle primordial dans l'histoire du
club, faisons preuve de gratitude et de respect envers eux car ils l'ont
bien mérité sur les saisons précédentes.
Omar EL EUCH
|