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Le nouveau Complexe du CSS
Un complexe sportif digne du club
phare de la capitale des oliviers, est le rêve de chaque supporter du
CSS.
Ce rêve est en phase de devenir réalité avec l'arrivée du comité
directeur actuel du club, qui en a fait une priorité.
Un complexe qui sera sans doute
le plus grand, en terme de superficie (5 hectares), et le plus
prestigieux de toute la Tunisie.
Pour le côté conception et architecture, rien n'a été laissé au
hasard puisque le comité qui était en place avait visité, en
compagnie de l'architecte du projet qui n'est autre que l'ancien joueur
de volley-ball Ghazi M'hiri, plusieurs grands centres européens comme
celui de Metz par exemple.
Composantes :
Ce projet se composera d'un bloc
logement à 2 étages avec une quarantaine de chambres climatisées et
avec salle de bain (dont 4 suites), un hall de réception, un étage
pour l'administration, un dortoir pour les filles avec salle de bain, un
restaurant, une cuisine, une chambre froide, une salle de musculation,
une salle de classe avec vidéo projecteur, une boutique, une salle de
sport, et 3 terrains de foot (2 naturels et un artificiel).
Les travaux sont arrivés à un stade très avancé : revêtement des
chambres, des sols et des murs, installation des sanitaires, de l'eau
potable et de l'eau courante, reprise des installations électriques,
une grande partie des travaux d'aménagement des terrains de foot et de
la clôture du site. Pour la salle omnisport, que bon nombre de
personnes croyaient déjà prête, il reste encore l'éclairage et le
parquet.
La fin de ces travaux est prévue pour le premier trimestre 2007. Ils auront duré
entre 6 et 7 ans (début des travaux durant la saison 1999/2000).
Emplacement :
En ce qui concerne l'emplacement,
ce complexe est situé en plein milieu d'une zone industrielle et de
décharge publique. Par ailleurs, il faut savoir que le terrain est un
don du gouvernorat de Sfax car le club n'avait pas les moyens financiers
de l'acheter. De plus, le 11ème plan prévoit une toute autre
organisation de l'espace, la mairie a déjà prévu 5000 plantations
forestières pour mieux l'oxygéner et d'orienter le canal d'évacuation
plus vers le sud.
Budget et financement :
Un projet qui a été budgétisé
à 2,600 millions de dinars : 1,500 millions de dinars pour les
bâtiments et 1,100 millions de dinars pour les terrains, mais qui
coûtera finalement 1,600 millions de dinars : 500 milles dinars pour
les bâtiments, 900 milles dinars pour les terrains et 200 milles dinars
pour l'éclairage qui n'ont pas été prévu dans le budget de départ.
Les coûts d'entretien s'élèveront à 300 milles dinars par an et
seront financés par l'exploitation de l'hôtel, du restaurant, du
café/bar ainsi que les économies que va faire le club. En effet, le
CSS dépense environ 350 milles dinars pour loger ses joueurs dont 200
milles sur Sfax, sans compter les frais d'hébergement des joueurs qui
viennent dans le cadre des tests de recrutement.
Une première partie du financement de ce complexe a été faite par la
municipalité. Le reste va être assuré par les fonds propres du club
ainsi que la vente de l'ancien local.
Il faut noter aussi que la salle omnisport a fait l'objet d'un don de la
part du président de la république.
En ce qui concerne l'ancien local, sa vente n'a pas encore été
effectuée. Etant une location sur 99 ans, il faut donc que la
municipalité procède à une cession pour le CSS. De plus, une
autorisation de déclassement doit être délivrée par le président,
chose qu'il a bien voulu nous accorder, mais des procédures
administratives font que la transaction prend un peu de retard.
Pour le reste, le club utilisera ses propres ressources entre une partie
des gains de la coupe arabe, de la cession de certains joueurs (H.
Guemamdia, P. Malik, etc.), et des lignes de crédit.
L'amortissement du site :
Autant d'investissements doivent
bien sur être amortis et rentabilisés, et le bureau directeur compte
sur une exploitation efficace et efficiente des différentes composantes
du projet pour y parvenir. En ce qui concerne la salle omnisport, elle
sera exploitée par toutes les sections de sport en salle : filles comme
garçons, mais uniquement dans le cadre des entraînements.
Louer les chambres de l'hôtel, le restaurant, le café/bar, le magasin
pour les produits dérivés du club, etc. devront donc garantir des
revenus fixes à la trésorerie du club.
" Une exploitation du site comme lieu de stage pour d'autres
équipes tunisiennes et étrangères est aussi à étudier. Certes
jusqu'à présent on n'a pas encore eu de contacts, mais si l'occasion
se présente pourquoi pas ", nous a confié un membre du BD et
responsable du projet.
Un joyau est donc entrain de
voir le jour : un complexe qui aura pour objectif d'offrir les
meilleures conditions possibles pour les catégories de jeunes qui
représentent l'avenir du club, mais qui permettra aussi de renflouer
les caisses du club et de renforcer son image comme l'un des plus grands
clubs de la Tunisie.
Ceci dit, la vie des dirigeants
sfaxiens est loin d'être rose et le manque de moyens ne leur facilite
pas du tout la tâche. Les supporters n'arrêtent pas de se poser des
questions concernant les retards redondants et sur la date, non encore
fixée, d'ouverture de ce complexe. Le manque de moyens financiers est
sans doute un des facteurs explicatifs de tous ces contre temps.
Quand le BD tente de faire appel à certains grands entrepreneurs
sfaxiens pour l'aider, et qu'il a des réponses négatives, on se
demande sérieusement si ce projet sera prêt un jour.
La participation de certains est certes appréciable, mais que
représente - t - elle par rapport au reste de l'investissement ?
En général, un grand club est
jugé par son palmarès, son histoire, et ses hommes.
Pour le CSS, son palmarès est déjà bien riche, son histoire est
écrite en lettres d'or, mais la mobilisation de ses hommes est loin
d'atteindre son paroxysme.
Alors, messieurs au travail et ne commettons pas l'erreur de lâcher
prise dans la dernière ligne droite, car au bout il y a quelque chose
de grand à réaliser : un projet qui sera, une fois achevé, sans doute
le summum du professionnalisme, modernité et luxe en Tunisie.
Rami SALLEMI
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