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Les dessous d'une crise
Voilà l'histoire qui se répète et voilà notre club plongé de nouveau
dans la crise, une crise qui par ironie du sort tend à prendre un cycle
décennal.
A première vue, rien ne devrait justifier cette crise sans précédent.
Innovateur dans tous les domaines, le CSS voulait peut être l'être aussi dans
ses crises
I - La malédiction de la CLA :
Le 11 novembre dernier, le CSS jouait
pour la première fois de son histoire la finale retour de la plus prestigieuse
des coupes africaines, bien qu'au départ les plus optimistes parmi nous se
disaient que notre club aurait accompli la mission une fois qualifié aux
demi-finales.
Autant le match aller était en terme de résultat et de prestation sans
reproches , ouvrant largement les portes devant l'équipe pour remporter le
titre , autant le match retour nous a été fatal , prouvant encore une fois le
manque de professionnalisme / expérience des uns dans la gestion des grands
évènements , la légèreté des autres , et la naïveté de nous tous.
Loin de toute mauvaise foi, la gestion de l'avant match retour n'a pas manqué
de maladresses:
1- Un laxisme manifeste dans
l'encadrement de l'équipe durant son séjour à Ezzahra , qui n'a fait que
contribuer à déstabiliser d'une façon ou d'une autre la concentration du
staff technique et des joueurs.
2- Une gestion très précipitée de la
billetterie, qui malheureusement a profité beaucoup plus aux maîtres du
marché noir qu'au pauvre public, il faut avouer que cette précipitation
revient en premier lieu à l'incertitude de notre BD de pouvoir écouler dans le
circuit normal la totalité des 60 mille billets.
3- La non-contestation à temps et avec fermeté de la désignation du trio
arbitral béninois, avec à sa tête l'arbitre de très mauvaise réputation
Koffé Kodja , semi-résident en Egypte où il gère un petit projet.
Selon certaines sources, le CSS a reçu des assurances de Slim Chiboub laissant
entendre qu'en aucun cas Kodja nous lèsera.

4- Lors du déroulement du match,
totalement pris par l'émotion et la sensation, personne parmi nous ne s'est
rendu compte des erreurs arbitrales intentionnées durant les 15 premières
minutes du 2ème mi-temps, Kodja nous a poignardé, pour des raisons que
l'histoire révélera un jour, en se faufilant derrière son premier assistant,
notre passivité (accompagnateurs , joueurs et public) les a encouragé à
accabler la tête et les jambes de nos joueurs. Bref le titre nous a été volé
sans que nous nous en rendions compte, mais imaginez ce qui aurait pu passer si
c'était l'étoile ou l'espérance qui dans ces circonstances disputait cette
finale ?
5- Après la défaite, et contrairement
à toute attente, le grand public du CSS n'a pas démérité, sa position a
dénoté d'un haut niveau de responsabilité et d'attachement au club, mais
malheureusement, ni le BD ni le staff technique n'ont su gérer l'après finale.
La démobilisation fût générale : Les membres du BD, le staff et les joueurs
sont de plus en plus déconcentrés et désorientés, jusqu'au jour où si Slah
Zahaf annonce pour la nième fois sa démission suite à la fameuse altercation
avec Ali Labiadh président de la FTF. L'équipe est plus que jamais laissée à
son sort et à son destin.
6- Ce vide de plus en plus manifeste a donc conduit les joueurs à
l'insurrection qui a dégénéré vers le pire. Il est tout à fait légitime
que nos joueurs, professionnels soient ils, réclament leur droit, mais les
formes qu'ont prises ces protestations sont elles tolérables? Sont elles avant
tout justifiables ? Quelle part de responsabilité assument les joueurs, et
quelle part de responsabilité assume le BD ? Y a t'il un risque que ce
comportement crée pour toujours les mauvaises traditions jusqu'à maintenant
étrangères à notre club, qui de l'avis de tous incarne encore les valeurs
d'une école éducative et sportive ? A nous tous de répondre à toutes ces
questions avec beaucoup de sagesse et sans acharnement gratuit.
II - Les faux calculs de si Slah Zahaf :
Il a été question que le club tienne
l'été dernier son assemblée générale, avant même cette échéance, le
président sortant a exprimé son désir de ne pas renouveler sa candidature
pour des raisons personnelles, alors que le club avance bien dans son parcours
en CLA.
Si Slah qui se dit attaché aux institutions, et aux bonnes règles qui
régissent les institutions, aurait dû prendre l'une des deux décisions :
- ou bien se présenter candidat à ce
moment pour un nouveau mandat et permettre la tenue de l'AG du club dans les
délais
- ou alors maintenir fermement sa position et quitter définitivement la
présidence du club tout en continuant à le servir sous d'autres cieux, et
permettre aussi la tenue de l'AG dans les mêmes délais , et c'est au comité
de soutien de s'accorder sur son successeur.
Mais il paraît que si Slah a préféré
le chemin de l'ambigüités , au départ on s'est limité à ne pas fixer une
date pour l'AG , et chaque fois que notre club avance dans son parcours au CLA
on se rend compte de plus en plus que cette AG ne se tiendra qu'après la fin de
notre parcours dans cette compétition , comme si si Slah cherchait dés le
départ à accaparer à lui seul le mérite d'un excellent parcours en CLA , et
de faire endosser l'échec aux autres.
Si Slah, que nous avons toujours défendu, fortement soutenu, nous a
désagréablement surpris ces derniers mois par ses multiples volt-face, qui
n'ont cultivé au sein de la famille CSSiste que le doute et l'incertitude.
III - le Haut Comité de Soutien : Le
sens du service, le pouvoir de l'argent et le subjectif !
La famille CSSiste doit se réjouir de
disposer d'une institution dénommée Haut Comité de Soutien ou Comité
Supérieur de Soutien.
Ce qui me paraît original dans ce comité unique en son genre en Tunisie (une
autre preuve du caractère rénovateur de notre club) c'est qu'il est en même
temps homogène et hétérogène.
Il puise son homogénéité dans
l'attachement inconditionnel de ses membres aux couleurs du club et a leur
appartenance au monde des affaires (une palissade) ; et puise son
hétérogénéité dans le vécu sportif de chacun de ses membres
(différenciation de la culture sportive des uns et des autres de part
l'intérêt qu'a toujours accordé chacun d'eux au paysage sportif ou de part
l'expérience acquise dans la gestion sportive ), de leur age (risque de
conflits de générations) de leur niveau d'instruction (différenciation dans
l'appréhension des problèmes et de la résolution de ces problèmes), des
milieux socio-familiaux desquels ils sont issus (différenciation
comportementale), de la contribution financière directe de chacun (conflit de
pouvoir, domination de la logique de l'argent sur la prise des décisions au
dépens de la sagesse et du bon sens ), etc.
A ces différents facteurs
d'hétérogénéité, s'ajoute malheureusement les conflits subjectifs et
personnels opposants surtout les anciens présidents du club membres du comité,
dus notamment à des passations hâtives et bâclées entre les sortants et les
successeurs, d'où l'héritage de situations financières floues et peu
transparentes menant ultérieurement à tort ou à raison à des échanges
d'accusations souvent honteuses et à un cercle vicieux d'actions / réactions
interminables …
Cette institution unique en son genre en
Tunisie, a tenté, bon gré malgré, de servir le club ; partant des objectifs
qu'elle s'est fixée, nous pouvons qualifier son bilan après 16 ans d'existence
de plutôt mitigé.
En effet , la réalité des choses nous confirme que tout l'effort du Comité de
Soutien a été axé durant les 16 dernières années sur la collecte des fonds
et la désignation des candidats à la présidence du club , tout en se
présentant comme un groupe de pression pour défendre à deux reprises les
intérêts suprêmes du club, la première en 1999 suite à l'affaire de la
tentative de corruption de l'arbitre du match qui a opposé notre club à une
équipe zambienne dans le cadre de la compétition de la coupe de la
confédération africaine , et la deuxième en 2005 à l'occasion du litige
relatif au titre du champion de Tunisie .
La succession des événements depuis la
non tenue de l'AG du club l'été dernier jusqu'à ce jour a traduit
l'incapacité du Comité de Soutien dans sa structure actuelle, avec ses
modalités de fonctionnement adoptés, et à cause de ses facteurs
d'hétérogénéité de jouer le moindre rôle, bien au contraire, les échos
parvenus de ses réunions successives ces dernières semaines ont aggravé la
situation de crise dans laquelle vit le club, donnant à l'entourage du club le
plus mauvais exemple.
Ainsi la divergence, source de richesse,
est devenue au sein de la large famille CSSiste un obstacle épistémologique
qui freine toute bonne volonté d'aller en avant.
La situation douloureuse de notre club, la léthargie de son BD et de son
comité de soutien exige de nous tous une prise de conscience profonde de la
gravité des choses et des conséquences néfastes prévisibles et
imprévisibles qui l'attendent.
Tirons les conclusions objectives et les bons enseignements , prévalons la
bonne volonté et la bonne foi à la place des règlement des comptes , faisons
aujourd'hui notre auto-critique dans la franchise et la transparence , cessons
de prendre les autres pour des cons et tournons définitivement cette page noire
dans l'histoire de notre club , ainsi nous assurerons tous le salut de notre
club bien aimé que nous voulons toujours distingué , toujours radieux et de
plus en plus grand à nos yeux et aux yeux des autres.
QUE VIVE LE CSS
NON AU DEFAITISME ET AUX DEFAITISTES
L'AVENIR NOUS APPARTIENT
Fervent supporter du CSS
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