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Merci Si M'rad
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Critiqué depuis le 11 novembre par des supporters dégoûtés de cette finale
perdue, Mrad Mahjoub a su garder la tête haute, lui qui a emmené le CSS au
sommet arabe et presque au sommet africain.
En l’espace de 2 ans, les Sfaxiens ont senti en vous une forte personnalité,
-devenue très rare chez les autres entraîneurs-, cette personnalité qui aime
le club qu’il entraîne non pas par devoir, mais par amour. Cette
personnalité qui reste présente dans les moments difficiles, qui ne lâche
rien et qui fait sincèrement son boulot comme peu de monde ont su faire. Cet
homme qui nous a fait rêver en emmenant notre chère équipe en finale; qui
pensait que le CSS, champion de Tunisie l’année passée, arriverait au sommet
africain dès sa première participation. Nous y avons rêvé dès le premier
match de qualification pour la phase de poule et vous nous y avez fait croire
dès le premier match de poule. Ce match, a été gagné contre Al Ahly un but
à zéro. Votre coaching n’a pas été compris par les Sfaxiens. En effet,
après avoir fait rentrer Ziadi au cours de la deuxième mi-temps, vous l’aviez
fait ressortir 10 minutes plus tard. On pensait tous que c’en était fini pour
Ziadi, qu’il serait démoralisé par sa rentrée ratée…Heureusement, nous
nous étions tous trompés, sauf vous ! Vous le faites rejouer le premier match
de championnat contre Gafsa et il marque le but égalisateur à la 92’ minute.
Il enchaînera ensuite les buts et se retrouve actuellement meilleur buteur de
la phase aller avec 11 buts à son compte.
Je souhaite vous dire, M. Mahjoub, que vous serez toujours chez vous à Sfax
et que votre nom restera gravé dans nos cœurs Sfaxiens à jamais. Merci pour
tout ce que vous avez donné au CSS et nous vous remercions, car à nos yeux
vous êtes un Champion
Yacin BOURAOUI
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Et si Sfax avait son stade ? ...
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"Le public du CSS réussira t il à remplir un stade de 60 000 places,
situé à 270 km de ses bases?"
On en doutait.. Et pourtant..
Depuis la finale de la Coupe d'Afrique des Nations 2004, les adeptes du
marché noir n'avaient jamais connu des jours aussi fastes. La finale de la
Champions League africaine leur a été un véritable cadeau du ciel, aussi
inattendu que lucratif.
Le public du CSS aura finalement été à la hauteur de sa réputation. Venu en
masse des quatre coins du pays, et même de l'étranger, pour envahir la
splendide arène du stade de Radès. Il ne manqua pas d'y laisser un souvenir
impérissable en déployant une mémorable symphonie scénique aux couleurs des
"Noir et Blanc".
La ville de Sfax a raté la fête africaine, mais elle n'a pas tout perdu pour
autant. Grâce à cette finale à domicile, curieusement jouée en déplacement,
une occasion en or a ainsi été donnée à tous ses sportifs pour rappeler pour
la énième fois que la deuxième ville du pays, la capitale du Sud, mérite
d'avoir enfin un grand et beau stade digne de son histoire, de son envergure et
de son rayonnement.
Mahdi & Walid
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