Présidents entraîneurs Les «fruits» de la passion ?! Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Appréciation des utilisateurs: / 11
FaibleMeilleur 
17-12-2008

lexpression.com.tn

Les entraîneurs occupent, comme de coutume, le devant de la scène dans le monde irrationnel du football tunisien. Cependant, ils n’en sont pas la vedette, eux qui subissent les foudres des supporters qui les huent ou, au contraire, les portent aux nues, des dirigeants, des médias et autres intervenants, bienveillants ou malveillants, dans le microcosme du ballon rond. Mais sont-ils pour autant innocents ? En tous les cas, ce sont leurs rapports avec leurs présidents qui sont déterminants, et pas seulement en Tunisie…

Entraîner une équipe de football, principalement dans la mesure où les autres sports collectifs ne sont pas épargnés, est un véritable exercice périlleux. Le métier d’entraîneur est un métier aux risques incalculables. Il est précaire, dépendant de multiples paramètres qui peuvent osciller entre les médiocres résultats et les relations, parfois pour ne pas dire souvent, conflictuelles entretenues avec l’environnement ou les employeurs !

 

De la clarté des exigences…

La première chose que l’on demande à un entraîneur, quels que soient la catégorie ou le club dont il a la charge, consiste dans la réalisation de résultats positifs, conformes au prestige et aux objectifs affichés par les responsables. Et lorsqu’on parle ici de responsables, il s’agit essentiellement voire exclusivement du président du club.

Les objectifs changent selon que l’on soit à la tête d’un «grand» club ou aux commandes d’un autre plus modeste. Les premiers revendiquent des titres et des lauriers pour contenter leurs supporters ou, parfois, tout simplement leur égo ! Les seconds cherchent surtout à passer une saison tranquille, bien au chaud sans pression, ni risque de descente à l’étage au dessous.

Lorsqu’on parle d’objectifs, certains présidents sont clairs là-dessus et parlent le langage de la vérité à leurs entraîneurs. Les exemples foisonnent même si le plus pertinent de l’histoire de notre football demeure celui de Slim Chiboub, alors président de l’Espérance. Personnage aux multiples facettes, Slim Chiboub, qui avait tout gagné avec l’Espérance sur le plan national et même international, ne visait plus que la Champion’s league africaine, la seule qui pouvait permettre aux «Sang et Or» d’avoir les moyens nécessaires pour passer à un autre palier. L’objectif assigné aux entraîneurs recrutés était simple : gagner le plus prestigieux trophée africain. Dans le cas contraire, c’était le divorce inévitable et dans les règles de l’art. Message clair et exigence de performance qu’aucun coach n’a pu atteindre dans ce cas. On peut dire là qu’il s’agissait d’une séparation programmée qui n’avait rien d’excentrique d’autant plus que les deux parties étaient informées d’avance sur les attentes des uns et les obligations des autres.

 

…Au flou des desseins !

D’autres présidents demeurent flous et ne jouent pas la transparence ! Du coup, les relations deviennent tendues au bout de quelques résultats inattendus ou que les premiers responsables jugent non conformes à leurs ambitions et à celles des clubs qu’ils dirigent.

Autrement dit la perte d’un titre ou même l’obtention de quelques résultats négatifs successifs poussent les entraîneurs vers la porte de sortie au détriment, parfois, de la continuité nécessaire laquelle est seule à pouvoir garantir une progression future. Mais les choses ne sont pas ainsi faites ni aussi simples qu’ils le paraissent.

L’exemple le plus récent et le plus frappant en la matière est celui du président actuel de l’Etoile, Moez Driss qui a limogé son coach à la veille d’une finale africaine. Il s’agissait en cette occasion d’une décision à risques où le président du club se mettait en avant avec toutes les conséquences que cela pouvait engendrer. Dans ce cas-ci, c’est le président qui a semblé être dans son tort même si rien ne garantissait la victoire dans le cas où Michel Decastel aurait été maintenu à son poste. Mais l’environnement du club ne peut faire cette nuance, importante, se contentant de voir le résultat final et de dresser un constat d’échec !

En outre, le club entre en conflit ouvert avec le coach concerné qui revendique réparation et respect des engagements contractuels, ce qui peut coûter pas mal d’argent au club. Mais cela est une autre histoire !

 

La responsabilité des entraîneurs

Maintenant et si les présidents ont leurs lubies ou leurs objectifs, les entraîneurs assument aussi une part de responsabilité dans tout ce manège. Les innocenter complètement ou les considérer uniquement comme des victimes serait malvenu. Ils assument, eux aussi, une responsabilité certaine dans la situation qui prévaut.

Autrement dit, les premiers échanges, avant la conclusion d’aucun accord ou engagement, doivent être empreints d’une certaine franchise pour éviter aux uns et aux autres de connaitre et de vivre des moments, parfois, pénibles avec un fracas médiatique qui n’épargne personne. Pour en revenir au conflit Moez Driss- Michel Decastel, on ne peut pas affirmer que le coach helvétique en est sorti grandi. Ses déclarations survenues après la perte de la coupe de la CAF constituent une maladresse dont il aurait pu se passer. Car affirmer, à tort, qu’avec lui l’Etoile n’aurait jamais perdu ce titre, ou en disant qu’elle devait jouer de telle manière plutôt que d’une autre, est un manque d’élégance. Sur ce plan, il aurait mieux fait de s’abstenir et d’observer une certaine réserve à l’égard de son ancien employeur.

Autrement dit la séparation, dans le calme et la sérénité, aurait été beaucoup plus souhaitable et plus profitable pour les deux parties. La sportivité et le fair-play doivent être le crédo des entraîneurs dans la mesure où ils doivent donner l’exemple. Car ils ne doivent pas perdre de vue qu’ils sont aussi des éducateurs.

Mehdi Ben Habib

 

http://www.lexpression.com.tn

 

Le coût d’une séparation

Lorsqu’un président de club prend la responsabilité de remercier un entraîneur, il sait d’avance que cela peut lui coûter une grosse somme d’argent. Mais lorsqu’il prend la décision, il le fait le plus souvent d’une façon peu rationnelle, parfois de manière brutale. Mais cela a des conséquences et des retombées financières inévitables.

La séparation à l’amiable ne coûte pas très chère aux clubs. En effet, les deux parties s’entendent, en gentlemen, sur la compensation financière au profit de l’entraîneur. Généralement, les présidents acceptent de payer deux mois de salaire au coach remercié.

Lorsque la séparation est unilatérale, son coût devient plus important. Ainsi le coach concerné peut revendiquer le respect de la totalité des clauses financières contenues dans le contrat à moins de parvenir, une fois la tempête calmée, à un accord. Dans le cas où le conflit persiste, le litige peut être transmis à la commission des litiges de la FTF pour être résolu ; ou bien l’entraîneur peut aller plus haut, c’est-à-dire saisir la FIFA


Partager:

Citez cet article sur votre site | Pages vues: 1703

Commentaires (1)
Flux RSS des commentaires
1. 04-01-2009 20:33
 
remerciment
merci pour tout les joueurs et surtout pour mon professeur GHAZI LAGHRAYRI et bon courage pour les prochains match :zzz
 
Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir

Commenter
  • Les messages n'engagent que leurs auteurs.
  • Seuls les messages bien rédigés seront validés
  • Les messages comportant des attaques verbales contre les personnes ne seront pas validés.
  • Vous pouvez renouveler le code de sécurité en appliquant un rafraîchissement à votre navigateur.
  • Appliquer cette méthode de rafraîchissement si vous avez entré un mauvais code de sécurité.
Nom
E-mail
Titre
BBCode:Web AddressEmail AddressBold TextItalic TextUnderlined TextQuoteCodeOpen ListList ItemClose List
Commentaire



Code:* Code
Je désire être prévenu par mail des commentaires qui suivront

Powered by AkoComment Tweaked Special Edition v.1.4.6
AkoComment © Copyright 2004 by Arthur Konze - www.mamboportal.com
All right reserved

 

Vos derniers commentaires

Les Socios à Paris
adhérer Socios Paris
Bonjour, Je souhaiterais savoir comment adhérer à Socios Paris et si ...
11/08/09 20:36 Lire la suite ...
Par aloulou ikram

Socios - CSS : Objectif dix mi...
popularité css dans région sfax!!!
je continue de lire des commentaires bizarres sur la poularité du css ...
25/05/09 08:44 Lire la suite ...
Par ben khelifa

Parole aux supporters: L'après...
sportif
vous signez prince à la fin de votre article sans avoir eu les bases d...
25/05/09 08:25 Lire la suite ...
Par sami kchaou

Parole aux supporters: L'après...
Je pense qu'il n'est pas normal de publier un article dans lequel notr...
25/04/09 10:31 Lire la suite ...
Par Aloulou

Socios - CSS : Objectif dix mi...
ingénieur systemes
On manque trop trop trop de publicité pour SOCIOS-CSS. Ou sont les res...
12/04/09 13:19 Lire la suite ...
Par kallel issam